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      Depuis 1995, Artisans du Monde Rennes défend l'idée d'un commerce équitable et d'une économie solidaire entre le Nord et le Sud.
     Notre association compte 60 militants/bénévoles qui oeuvrent chaque jour pour la construction d'un monde plus équitable et solidaire.

       N'hésitez pas à venir nous rencontrer dans notre magasin situé 8 Rue Hoche à Rennes  (près du Parlement de Bretagne).        

Tel Magasin 02 99 27 05 08                     
Tel Bureau : 02 99 63 27 65

 Horaires : Du Mardi au Samedi de 10H à 19H 

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Dimanche 8 juin 2008
         Définition du commerce équitable


    La définition du commerce équitable a été élaborée par les acteurs du Nord et du Sud impliqués dans le commerce équitable et regroupés au sein de FINE, groupe de travail regroupant quatre structures internationales de commerce équitable ( FLO-I : Fair Trade Labelling Organisation International, IFAT, NEWS ! et EFTA ) : « Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l'objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleurs conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète. Les organisations du commerce équitable (soutenues par les consommateurs) s'engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l'opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel.»
     
     Ainsi, un principe du commerce équitable est la garantie donnée aux petits producteurs de commercialiser leurs produits à des prix plus rémunérateurs que les cours mondiaux. C'est également une garantie de relative stabilité des prix et la mise en place de conditions et de délais de paiement, voire des possibilités de préfinancement, qui évitent aux paysans et aux artisans de brader leurs produits ou d'avoir recours à des prêts usuriers. Le prix équitable est négocié. Il doit pouvoir couvrir tous les coûts de production du produit, incluant les coûts environnementaux et sociaux, assurer aux producteurs un niveau de vie décent et une part d'investissement. A titre d'exemple, “Jute Works”, entreprise à but non lucratif du Bengladesh, fournit du travail à 5500 personnes, dont 97% de femmes. Outre les salaires décents, des programmes d'alphabétisation et d'éducation contribuent à développer le sens de l'organisation chez ces femmes et à leur faire prendre conscience de leurs droits. Un prix équitable pour le producteur n'implique pas toujours un prix plus élevé pour le consommateur. A qualité égale, les produits du commerce équitable ne sont pas forcément plus chers.

   Les trois dimensions du commerce équitable :   économique, éducative et politique


      La démarche du commerce équitable va au-delà d'un échange commercial différent permettant une meilleure rémunération des producteurs et par là même, leur développement économique. Elle insiste sur le fait que les organisations de commerce équitable, relayées par les consommateurs, soutiennent les organisations de producteurs, sensibilisent le grand public et mènent des campagnes visant à modifier les règles et les pratiques du commerce international conventionnel. Le commerce équitable recouvre donc trois dimensions, complémentaires et indissociables :
  • une dimension socio-économique : des échanges commerciaux équitables et un développement durable,
  • une dimension éducative pour d'autres modes de relations commerciales basées sur la confiance et la transparence,
  • une dimension politique avec un engagement pour plus de justice dans les règles du commerce international.

   Le commerce équitable, une initiative de plus en plus connue et reconnue



 La dernière étude du CREDOC pour FINANSOL réalisée en novembre 2003, révèle que 45% des personnes interrogées ont déjà entendu parler du commerce équitable. L'augmentation du nombre de militants s'engageant dans cette démarche atteste du désir de la population de mettre les idées de solidarité et de justice en action. Le développement du commerce équitable suscite l'attention des pouvoirs publics qui ont engagé, dans le cadre de l'Agence Française de Normalisation (AFNOR) un processus de définition du commerce équitable.



Samedi 7 juin 2008

 
 Rendez-vous les 6, 7 et 8 juin 2008 pour la deuxième édition du Salon Des solidarités

   
  Pour le grand public comme pour le militant engagé (bénévole - volontaire - salarié), pour vous informer ou pour développer vos projets, pour donner comme pour recevoir... Bienvenue au Salon des Solidarités, espace d'échange et de réflexion autour de la solidarité internationale et de ses acteurs.

Si vous souhaitez :

  • Participer au salon 2008 en tant qu'exposant
  • Connaitre et prendre contact avec les structures qui exposent sur les différents pôles du salon :
  • Créez ou entrez dans votre espace personnel pour créer votre plannning personnalisé, prendre des rendez-vous avec les exposants, recevoir et envoyer des invitations gratuites, envoyer votre CV...
Avoir accès aux informations pratiques pour participer au salon. Quels sont les moyens d'accès en transport en commun ? Comment venir en voiture ? Comment obtenir des entrées gratuites

http://www.salondessolidarites.org/

 

Mardi 3 juin 2008



 Face à la crise de l'industrie du disque, des professionnels veulent placer les artistes au cœur du système.

Un autre monde de la musique est-il vraiment possible? Festivals éthiques, maisons de disques responsables, tournées écolos...: après la mode, la musique, elle aussi, est en quête de plus d'équité.

Jusqu'au 25 mai, la deuxième édition du festival "Ménilmontant capitale de la musique équitable et écologique", avec Sanseverino (jazz manouche) et Fantazio (l'inclassable) en têtes d'affiche, fait entendre un autre son de cloche dans ce quartier du XXe arrondissement de Paris: une semaine de concerts, débats et rencontres avec des artistes issus de la production indépendante.

L'événement qui investit les cafés, les rues et divers lieux de Menilmuche est organisé par FairPlayList. Cette association-label poursuit ainsi son entreprise de sensibilisation à la musique équitable, bien décidée à faire du consommateur un "consom'acteur".

FairPlayList sort à cette occasion son deuxième disque écologique et équitable, "Ka" de Seheno, une artiste japonaise qui vit à Ménilmontant. Cet album succède à la compilation "Le Son de Ménilmontant" -à l'emballage bien reconnaissable en carton recyclé, enregistré dans le studio Elektramastering alimenté en l'électricité verte par Enercoop- parue l'an dernière.

"La crise du disque est d'abord une crise des valeurs"


"La Musique assiégée", un essai signé Charlotte Dudignac et François Mauger, qui vient de paraître aux éditions de L'Échappée, explique par le menu comment rendre la filière du disque plus équitable en s'appuyant sur des expériences concrètes.

Pour ses auteurs, "la crise du disque est d'abord une crise des valeurs, avant d'être une crise économique". S'ils évoquent le téléchargement illégal, ils dénoncent aussi les majors qui, depuis quelques années, cassent les prix en bradant leur catalogue.

Le livre propose un cadre théorique destiné à (re?)mettre l'artiste au coeur du dispositif, pour qu'il accède à une rémunération plus juste. Bien qu'acteur principal de la filière, l'artiste est trop souvent sacrifié au profit des intérêts du producteur ou du consommateur. Ce que déplorent les auteurs, avec de nombreux exemples à la clé.

Sur Reshape-music, l'internaute choisit lui-même le prix d'un morceau

Après un historique et un état des lieux détaillé et sans concession du marché du disque français, le livre passe notamment en revue les initiatives de FairPlayList, de Dyade A&D (à Grenoble), de Désert Rebel, ainsi que celle du site Web de musique équitable, Reshape-music.

Sur cette plateforme de téléchargement, l'internaute fixe lui-même le prix des morceaux qu'il décide d'acquérir (légalement). Reshape-music garantit par ailleurs à l'artiste une rémunération équitable, à hauteur de 50% du prix de vente public.

Toutes ces démarches ont en commun de prôner la transparence des comptes, la diminution des intermédiaires entre l'artiste et le public.

FairPlayList, Dyade A&D et Utica, une structure indépendante de production de disques et d'édition musicale qui et développe et promeut de nouveaux talents, ont même élaboré une charte commune, un "Cahier des charges pour une filière musicale équitable et solidaire", qu'ils mettent à la disposition de ceux qui voudraient se mettre à la musique équitable et agrandir ce cercle encore confidentiel.

"On veut que chaque musicien crée son entreprise?"

"La Musique assiégée" est aussi un livre-débat. Les auteurs ont fait réagir une cinquantaine de professionnels de la musique sur la question. Le chanteur Mano Solo se montre d'ailleurs plus que sceptique et ne mâche pas ses mots à propos de la suppression des intermédiaires et de l'autoproduction:

"Qu'est-ce qu'on veut? On veut que chaque musicien crée son entreprise? Mais c'est pas son métier!"

Charlotte Dudignac et François Mauger disent avoir voulu proposer "un cadre théorique" aux professionnels de la musique afin de "les encourager à repenser leurs pratiques en envisageant cette activité économique en terme de filière, comme pour le commerce équitable des denrées alimentaires". La démarche vise aussi à préserver la créativité des artistes.

La majorité des musiciens gravite en marge de la planète du vedettariat régie par les quatre majors de disques (Universal, Sony BMG, la Warner et EMI). Ces multinationales se partagent 80% des parts du marché du disque en France, la diversité artistique reste le cadet de leurs soucis.

La réduction de l'offre musicale imposée par les grandes surfaces au profit des titres à fort potentiel a contribué à faire que cette diversité se raréfie. Résultat des courses: en 2004, 90% des disques vendus à coup de marketing frénétique représentait moins de 5% du total des références.

Les festivals bretons bien décidés à se mettre au vert

Aujourd'hui, les distributeurs indépendants ne représentent plus que 7% des ventes de disques. En 2005, sur cinq nouveautés, quatre d'entre elles étaient produites par des majors. Difficile dans ces conditions de maintenir une diversité au sein de la création musicale.

L' absence de prix unique du disque, à l'image de celui du livre devenu fixe, à partir de 981, avec l'instauration de la loi Lang, a entrainé la mort du réseau des disquaires indépendants. Ils étaient 10 000 en 1980 et n'étaient déjà plus que 600 en 2004…

Face à ce constat, des acteurs du secteur se remontent les manches et commencent à se fédérer. Le respect de l'environnement n'est pas oublié, avec des initiatives pour réduire l'empreinte écologique des concerts, comme la tournée écologique de Radiohead.

Les organisateurs de festivals de musiques actuelles en Bretagne (Les Vieilles Charrues, le Festival interceltique de Lorient, Quartiers d'été et les Trans-Musicales à Rennes, etc.) réfléchissent aussi à l'impact écologique de ces événements.

Ménilmontant capitale de la musique équitable et écologique jusqu'au 25 mai.
La Musique assiégée, D'une industrie en crise à la musique équitable de Charlotte Dudignac et François Mauger - éd. L'Echappée - 183p., 14€.



  Retrouvez cet article sur Rue 89, média citoyen.

Lundi 2 juin 2008


 Rapport sur le Commerce équitable consultable sur le site "Solidarités des Alternatives Wallonnes et Bruxelloises"

http://www.saw-b.be/cms/accueil.php

«Le commerce équitable d’artisanat, quels outils pour développer le secteur ?»

"Rapport final d’une recherche-action menée durant plus d’une année auprès des acteurs économiques du Nord et du Sud : Inde, Laos, Vietnam, Kenya, Belgique et autres pays européens".

Ce travail financé par le Ministre Jean-Claude Marcourt et coordonné par SAW-B, a été réalisé par Joël Van Cauter (ex-Citizen Dream), Sophie Tack (Magasins du Monde-Oxfam) et Melinda Servais (Connexe). L’objectif est de mieux comprendre les mécanismes économiques qui animent ce secteur en pleine mutation afin de proposer des modes de soutien pertinents aux responsables politiques.

L’étude et ses annexes peuvent être téléchargées sous format PDF. La conclusion et les sommaires permettent une circulation facile dans le document grâce à des liens hypertextes.
N'hésitez pas à cliquer dans la table des matières pour accéder directement aux chapitres que vous désirez consulter ou à appuyer sur le mot "Sommaire" en bas de chaque page pour revenir au début du document."

 
Rapport final Commerce équitable d'artisanat
 Annexes


Dimanche 1 juin 2008

  
   A consulter sur le site de l'association Ingénieurs Sans Frontières, en date du 27 mars 2008

 

http://www.isf-france.org/spip.php?article318

 

"La multiplication des normes, qu’elles soient réglementaires ou volontaires, est une réalité dans les échanges internationaux. Certaines de ces normes s’appuient sur des systèmes de valeurs : protection de la santé du consommateur, environnement, développement durable... Ingénieurs Sans Frontières (ISF) a souhaité questionner les démarches de normalisation et de certification telles qu’elles sont perçues et vécues par les parties prenantes au Sud. Pour ISF, l’enjeu est d’autant plus grand que ses membres sont amenés, au cours de leur carrière, à intervenir sur ces aspects à forte composante technique. Depuis 2002, plusieurs expériences d’ISF ont effectivement mis en avant les enjeux de Solidarité Internationale liés aux processus de normalisation, notamment dans les filières agricoles, plus particulièrement étudiées. Les documents ci-dessous résument l’essentiel des quatre études de terrain menées courant 2007, en Afrique de l’Ouest (Bénin et Togo) ainsi qu’en zone andine (Pérou et Bolivie), respectivement sur les filières ananas et café, mais aussi l’étude préliminaire réalisée en France ainsi que les actes de nos Journées nationales de décembre 2007 consacrées à ce thème."

- L’essentiel (4 pages)

- La note de synthèse (35 pages)

- Les actes de nos Journées Nationales 2007 (44 pages)

- Le rapport de la mission au Bénin et au Togo sur la filière ananas (83 pages)

- Le rapport de la mission au Pérou sur la filière café (59 pages)

- Le rapport de la mission en Bolivie sur la filière café (76 pages)

- L’étude préliminaire en France (43 pages)


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